24-26 avr. 2019 Toulouse (France)
L'interface des parcelles agricoles, un habitat essentiel pour résoudre les compromis entre services et disservices écosystémiques de la flore adventice ?
Séverin Yvoz  1@  , Stéphane Cordeau  1@  , Camille Zuccolo  1@  , Sandrine Petit  1@  
1 : Agroécologie [Dijon]
Institut National de la Recherche Agronomique : UMRINRA 1347, Université de Bourgogne, AgroSup Dijon - Institut National Supérieur des Sciences Agronomiques, de l\'Alimentation et de l\'Environnement : UMR1347, AgroSup Dijon - Institut National Supérieur des Sciences Agronomiques, de l\'Alimentation et de l\'Environnement : UMR1347, AgroSup Dijon - Institut National Supérieur des Sciences Agronomiques, de l\'Alimentation et de l\'Environnement : UMR1347, AgroSup Dijon - Institut National Supérieur des Sciences Agronomiques, de l\'Alimentation et de l\'Environnement : UMR1347
17 rue Sully - BP 86510 - 21000 Dijon -  France

La flore spontanée se développant dans les champs et leur bordures (adventices) contribue à la fourniture de services écosystémiques comme la pollinisation (fourniture de pollen, nectar) ou le contrôle biologique (fourniture de ressources trophiques telles les graines pour des auxiliaires). Elles peuvent également causer des pertes de rendements ce qui amène les agriculteurs à réduire leur présence dans les champs. Ainsi, à l'échelle d'un paysage agricole, la distribution spatiale des adventices est hétérogène, avec des zones d'interface (espace entre la bordure extérieure et le premier rang de semis) abritant une flore plus diverse et abondante, contribuant potentiellement de façon importante à la fourniture de services.

Notre étude porte sur les services fournis par la flore adventice sur un paysage de 1000 ha en plaine de Dijon (zone de Fénay). Le suivi de la flore adventice de 68 parcelles et de leur interface sur 6 ans confirme le rôle important des interfaces (95 espèces présentes dans les deux habitats et 46 exclusivement dans l'interface). Etant donnée les différences de caractéristiques des deux habitats, on peut également supposer qu'un individu d'une espèce fournit davantage de services au niveau de l'interface que dans le champ. Pour tester cette hypothèse, un suivi de la contribution aux services de pollinisation et de contrôle biologique sera mis en place pour comparer le succès et la phénologie d'un ensemble d'espèces présentes dans les deux habitats. Les mesures comprennent les périodes de floraison et de grenaison, ainsi que la quantité de fleurs et de graines produites par individu.


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