24-26 avr. 2019 Toulouse (France)
Les toitures végétalisées extensives comme habitats analogues de pelouses sèches
Sophie Meeûs  1, *@  , Sylvain Boisson  1, *@  , Arnaud Monty  1@  , Grégory Mahy  1, *@  , Sarah Garré  1@  , Julie Reniers  1@  , Cyrille Boland  1@  
1 : Gembloux Agro-Bio Tech [Gembloux]
Passage des Déportés, 2B-5030 Gembloux -  Belgique
* : Auteur correspondant

Les infrastructures vertes et les nature-based solutions sont des outils nécessaires au développement durable des villes. Plusieurs auteurs ont également mis en évidence l'intérêt potentiel des aménagements urbains dans le support à la biodiversité. De manière structurelle, les toitures végétalisées extensives ressemblent à certains habitats d'intérêt biologique majeur des milieux tempérés comme les pelouses xéro- ou mésophiles. Les contraintes principales sont notamment liées au stress hydrique, lui-même dépendant du type et de la profondeur du substrat. Partant de l'hypothèse que les groupes fonctionnels correspondent à des conditions bien définies des habitats naturels, cette étude a testé l'effet de la profondeur du substrat sur la dynamique d'installation et la composition des groupes fonctionnels d'un mélange d'espèces de pelouses méso- et xérophiles. 22 espèces ont été semées à même densité sur 3 profondeurs de sols distinctes (5-10-15 cm) et de manière homogène. La levée, l'abondance et la survie de chacune des espèces ont été suivi sur deux années de végétation afin de les confronter aux groupes écologiques présents dans les habitats naturels correspondants. Les résultats montrent que le patron de distribution entre la toiture végétalisée et l'habitat naturel est similaire la première année mais ne se maintient pas dans le temps. D'autre part, la richesse en espèces et le recouvrement spécifique a diminué entre les deux années, mettant en avant les limites dans l'analogie entre les milieux naturels et urbains.


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